Marie Mercklé

Marie Mercklé 

août - septembre 2021

Jeune artiste issue de la HEAR, Marie est accueuillie grâce aux dispositifs "Jeunes Est'ivants" de la DRAC Grand Est.

Son travail s'inscrit dans le cadre du projet "Habitantes" mené par SIMONE.

Elle consacre sa résidence en grande partie à aller à la rencontre de femmes conseillères municipales.

Parisa Karimi  

Du 8 - au 17 octobre 2021

Parisa Karimi est une artiste allemande, dont le travail interroge la notion de transformation, la perception de l’espace et la relation entre la physicalité et le virtuel. Comment faire bouger les contours - en apparence immuables - des histoires et des espaces ? Son travail interdisciplinaire traite souvent de questions sociologiques et philosophiques reflétant les structures de pouvoir, l'espace et les questions de genre qui l'amènent à explorer des méthodes de communication innovantes.

Parisa Karimi

C'est pourquoi elle implique souvent des personnes en tant qu'experts sur certaines questions en les interviewant et en créant un scénario à partir des contenus collectés. Dans ses œuvres, elle combine des éléments documentaires, de l'animation, du mapping, des performances et des installations, ainsi que des interfaces interactives et des possibilités de participation.

Elle est la fondatrice du projet « HeimatlosGrenzenlos » , réseau indépendant d'artistes, d'activistes, de scientifiques et d'éducateurs ayant des compétences et des antécédents artistiques, culturels et linguistiques différents.

https://parisakarimi.com

Le Pari des Bestioles

Maïa Foucault & Isis Ravel

Du 18 au 25 septembre 2021

PAS VU MAURICE – titre provisoire 

“Je me voyais précédée par ces femmes dans ces mêmes chambres, dans les mêmes crépuscules. Il y avait eu neuf générations de femmes avant moi dans ces murs, beaucoup de monde, là, autour des feux, des enfants, des valets, des gardiennes de vaches. Toute la maison était lissée, frottée aux angles des portes, par le passage des corps, des enfants, des chiens.”  (La vie Matérielle, Marguerite Duras)

Dans un espace encombré et clos, deux femmes : des sœurs, amies, parentes. Leur lien varie à mesure que leurs visages changent. Par le récit, le jeu et les fantasmes qu’elles convoquent, elles deviennent tantôt des icônes, des assassines, des monstres marins, des chiennes, en quête des traces laissées sur les murs de la maison par le passage des corps. Comment se connecter à toutes ces réminiscences et se laisser traverser par elles?  À partir de ces deux présences et de leurs rapports, Isis Ravel et Maïa Foucault explorent les motifs de l’intérieur, de l’habitat et de l’infra-quotidien, de ce qui est apparement dégagé de l'événement.

En s’inspirant des mouvements de Béguines et du phénomène des Recluses, elles questionnent les notions de refuge, de communauté, d’affranchissement et de dépendance. Pour ce faire, elles voyagent dans les textes de Marguerite Duras, Virginia Woolf, Monique Wittig, Thérèse d’Avila, Violette Leduc, Racine, Beckett, ainsi que dans quelques journaux intimes. 

Actuellement en création, elles travaillent à partir d’improvisations et de tableaux afin de transposer sur scène cet imaginaire.

Atelier théâtre mercredi 22 septembre de 15h à 17h 

Anne-Laure Lemaire & Laurence de Sève 

in viivo

Du 2 au 10 décembre 2021

FORGET MY FATE est un projet porté par Anne-Laure Lemaire depuis 2018, avec la complicité de Laurence de Sève. Il mêle un travail d’écriture en vue d’une édition papier, et une performance. La résidence continuera de creuser ces questions : qu'est-ce qu'un individu ? Comment penser la trajectoire d'une vie ? Qu'appelle-t-on l'épanouissement d'un être ?

Quels sont les points de ressemblance voire de confusion entre les végétaux, les humains, les animaux et les minéraux ? Comment tisser sa trajectoire personnelle depuis la trame de ses ancêtres et dans celle de la société ? Quelles sont les informations dont nous disposons pour ce faire ? Peut-on se sentir dans une plus grande proximité avec un caillou ou un arbre qu'avec un membre de sa famille ? De quelle nature est cette proximité ?

Comment faire de l'histoire personnelle un matériel de base à recomposer, croiser, mélanger, transformer, réinventer, jusqu'à ce quelle se dissolve et réapparaisse en laissant passer une autre lumière ? Comment parvenir enfin à se désintéresser de son moi et de sa biographie ? Et comment faire coïncider les trames que sont les tissus du corps et les textes-récits.

www.inviivo.com